Les débuts
L'aventure a commencé en 1972, lorsque Gérard Blanc, revenu d'un périple de plusieurs années au Japon, décide de s'installer en Provence pour pratiquer son art. Fasciné par les techniques traditionnelles découvertes à Kyoto et Bizen, il cherche à les adapter aux terres et aux traditions méditerranéennes.
Les premières années sont difficiles. La clientèle locale reste attachée aux poteries utilitaires traditionnelles. Mais peu à peu, son style unique — un mariage entre l'esthétique japonaise et les terres provençales — attire l'attention des collectionneurs et des décorateurs.
Transmission du savoir
Dans les années 1990, Claire, la fille de Gérard, rejoint l'atelier après des études aux Beaux-Arts de Lyon. Elle apporte un souffle nouveau, plus contemporain, tout en préservant l'essence du travail de son père.
Ensemble, ils développent de nouvelles lignes de création qui séduisent une clientèle plus jeune et plus urbaine. Les vases sculpturaux, devenus la signature de l'atelier, naissent de cette collaboration intergénérationnelle.
L'atelier aujourd'hui
Aujourd'hui, l'équipe compte cinq artisans permanents, chacun apportant sa sensibilité et son expertise. Nous formons également de jeunes apprentis, perpétuant ainsi la chaîne de transmission qui fait la richesse de notre métier.
Notre production reste volontairement limitée. Nous préférons consacrer le temps nécessaire à chaque pièce plutôt que de céder aux sirènes de la production en série. C'est cette exigence qui définit notre identité.
Nos techniques
Le tournage reste au cœur de notre pratique. Cette technique ancestrale permet de créer des formes d'une fluidité impossible à obtenir autrement. Nos artisans passent plusieurs années à maîtriser ce geste apparemment simple mais d'une complexité infinie.
Nous pratiquons également le modelage pour les pièces sculptées, et l'estampage pour certaines séries limitées. Chaque technique a ses forces et ses contraintes, et nous choisissons celle qui convient le mieux à chaque projet.
Nos émaux sont préparés dans l'atelier selon des recettes développées au fil des décennies. Certains contiennent des cendres de bois locaux, d'autres des oxydes métalliques qui révèlent des teintes surprenantes après la cuisson.